
Les produits Lafuma sont conçus dans un esprit d’éco-conception. A cette démarche globale, Lafuma ajoute la “règle des 3D” : des produits Désirables, Durables et Différenciants. Une partie des collections découle directement d’une analyse de cycle de vie complète et est conçue en alliant approches scientifique & design. Ces produits sont pour nous des laboratoires R&D.
Grâce à ces produits “laboratoires”, nous améliorons nos connaissances en termes d’éco-conception et nous concevons des produits moins “puristes” : ceux-ci sont respectueux de l’environnement tout en assurant des niveaux d’exigence élevés en termes de fonctionnalité, confort, durabilité et cohérence prix.
Ils répondent à l’objectif premier de la démarche développement durable Lafuma : “offrir plus avec moins” : plus de durabilité, de fonctionnalité, de sécurité, de confort… avec moins de matières, d’énergie, de transport…

Une préoccupation : la déontologie de ses sous-traitants
Pour s’assurer que ses produits sont fabriqués dans de bonnes conditions sur le plan social et environnemental, Lafuma a engagé une démarche de contrôle et de suivi de ses sous-traitants.
Un engagement écrit des fournisseurs
Les fournisseurs doivent ainsi signer deux chartes déontologiques : une à caractère sociale et une environnementale. La première s’appuie principalement sur des textes internationaux comme les conventions de l’OIT (Organisation Internationale du Travail). La seconde, introduite en janvier 2005, permet d’envisager une réduction des impacts environnementaux du sous-traitant. Ces chartes figurent dans les conditions générales d’achat. Leur non respect conduit à la rupture des relations commerciales entre le sous-traitant concerné et le Groupe.
De fréquents audits de contrôle

Des audits sont également menés par deux auditrices internes, indépendantes du service achats, rapportant directement à la direction générale, pour contrôler le respect, par les sous-traitants, de leurs engagements. A la suite de ces audits, un rapport évalue la performance sociale et environnementale des fournisseurs qui sont alors classés en trois catégories :
• VERT 1 : fournisseur en parfaite adéquation avec les chartes.
• VERT 2 : fournisseur en adéquation avec les chartes.
• ORANGE 1 : Fournisseur en inadéquation avec les chartes sur des points mineurs : plan d’action à mener dans l’année pour passer au vert.
• ORANGE 2 : Fournisseur en inadéquation avec les chartes sur des points plus importants : plans d’actions à mener dans les 6 mois avec ré-audit planifié.
• ORANGE 3 : Fournisseurs en inadéquation avec les chartes sur des points majeurs : plan d’action à mener dans les 3 mois avec ré-audit planifié.
• Déréférencement le plus rapidement possible.
Un important suivi
Le suivi des plans de progrès est de la responsabilité de l’ensemble des salariés itinérants du Groupe en contact avec le sous-traitant concerné et susceptibles de s’y déplacer (acheteur, développeur, contrôleur de qualité…). La règle est d’assurer un contrôle “Human Right” dans chaque usine au minimum tous les trois ans. Tous les fournisseurs audités “non vert” sont ré-audités dans les six mois pour vérifier l’application des améliorations requises.

Une surveillance accrue
L’augmentation des audits des usines est due à deux raisons principales : des ré-audits, surtout en Chine, depuis l’embauche en juin 2007 d’une auditrice sur place et un contrôle des unités avant le début de toute production. Cela permet ainsi de réduire considérablement les usines « rouges » et de mettre tout en œuvre pour que les usines en « orange 3 » s’améliorent rapidement.
Les critères de base utilisés pour noter les usines « orange » sont les suivants :
• Un site « orange 1 » connaît de petits problèmes qui peuvent être traités dès l’audit (déplacer/remplacer des extincteurs, renforcer leur signalisation, ajouter du matériel dans la trousse médicale, etc…)
• Une usine « orange 2 » rencontrent des problèmes plus importants qui demandent plus de temps pour être améliorés avec plus ou moins de moyens (remplacer les carreaux cassés, créer une issue de secours, réduire les heures supplémentaires, etc…)
• Une usine sera classée « orange 3 » si, lors d’un premier audit , elle ne respecte pas les normes du Groupe Lafuma sur le plan de la sécurité incendie, de l’hygiène, des heures de travail, des heures supplémentaires, des salaires, etc… mais que la direction montre une volonté d’y remédier. Ou si lors d’un ré-audit, aucune (ou trop peu) d’amélioration(s) ont été identifiées.
Les principales raisons d’un classement en catégorie rouge sont le manque de sécurité, le nombre d’heures supplémentaires qui plus est mal payées, le non respect de l’âge minimum des employés (cet âge minimum dépend de chaque pays) et les problèmes d’hygiène.
Anticiper la mise en place de « Reach »
Depuis plus d’un an, Lafuma a répertorié les produits pouvant éventuellement rentrer dans le cadre de « Reach », la nouvelle réglementation européenne sur les substances chimiques. Elle a interrogé ses fournisseurs sur la nature des substances utilisées et mis un plan d’actions en place avec eux, permettant de répondre, le cas échéant, aux futures obligations.

Un choix délibéré : le transport durable
Lafuma privilégie depuis de nombreuses années le transport fluvial ou maritime et le ferroutage pour l’acheminement et la distribution de ses produits. La marque possède un centre logistique à Saint-Rambert d’Albon (France) et s’appuie sur une plateforme logistique à Hong-Kong.
De l’usine de fabrication aux centres logistiques…
• L’acheminement des produits venant d’Asie vers le centre français s’effectue à 90 % en bateau. Les 10 % restants représentent les échantillons, soumis à des contraintes de temps très serrées, et les livraisons urgentes ou en retard au regard des contraintes des clients. Lafuma cherche actuellement à réduire au maximum ces dernières en anticipant de plus en plus ses commandes auprès de ses fournisseurs.
• Tous les produits fabriqués en Asie et à destination des marchés asiatiques ou américains sont par ailleurs directement envoyés au pays destinataire sans transiter par le centre logistique français.
• Les produits réalisés en Afrique du Nord (Tunisie, Maroc…) sont acheminés par bateau via la Méditerranée.
Du centre logistique français aux plateformes ou boutiques…
Lafuma utilise le ferroutage pour ses livraisons sur le Nord de la France (Go Sport, VPC, Outlet Lafuma) et le transport multimodal les acheminements sur le Royaume Uni.
Par ailleurs, pour toutes les livraisons à destination des USA, Lafuma utilise deux trajets : ferroutage de Lyon au Havre, bateau jusqu’à Houston, puis train aux USA ou transport fluvial sur le Rhône entre Lyon et Marseille, bateau jusqu’à Houston, puis train aux USA
Et pour conserver une longueur d’avance, Lafuma réalise actuellement un audit pour optimiser son fret (meilleure utilisation des modes de transport fluvial et ferroviaire, choix des transporteurs engagés dans une démarche responsable, optimisation des plateformes logistiques…).





